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Exercice ORSEC à Lorient (56)
Exercice ORSEC à Lorient (56)
7 nov. 2013

Mercredi 6 novembre 2013, en rade de Lorient, un exercice majeur de sauvetage ORSEC maritime était organisé conjointement par le préfet maritime de l’Atlantique et le préfet du Morbihan.

Cet exercice impliquait un navire à passagers d’une capacité maximale de 450 passagers effectuant une liaison entre Lorient et l’Ile de Groix. Une voie d’eau entraine un sinistre majeur avec des blessés, et l’évacuation des passagers. Un dispositif de secours à naufragés sous l’autorité du préfet maritime et un dispositif d’accueil et d’assistance à terre, sous l’autorité de la préfecture du Morbihan sont mis en œuvre.

Le scénario réaliste, met en scène un navire à passagers qui talonne puis s’échoue sur un récif à proximité des côtes. Lors de l’échouement, des passagers sont blessés et une voie d’eau est détectée. Une des lignes d’arbre est endommagée, le navire perd sa propulsion suite à l’envahissement du compartiment machine. Malgré les moyens d’assèchement, la voie d’eau  n’est pas étalée. Celle-ci nécessite l’évacuation du navire.

De nombreux organismes et administrations ont participé à l’exercice soit quelques 300 personnes: Préfecture maritime Atlantique, Préfecture du Morbihan, Préfecture de zone de défense Ouest, la 33F (hélicoptère Caïman de la marine nationale), le centre opérationnel de la Marine nationale, les marins pompiers de la base navale de Brest, la compagnie Océane, le lycée professionnel maritime et aquacole d’Etel (plastron), le centre européen de formation continue maritime de Lorient, la capitainerie du port de Lorient, le pilotage Lorient, le remorquage portuaire Lorient (CCI), le centre de sécurité navire (CSN) Lorient, la direction Mer et Littoral DML 56, les affaires maritimes, les Douanes, la sécurité civile (hélicoptère Dragon), le SDIS 56, le SAMU 56 et SMUR Lorient, la SNSM de Groix, Locmiquelic, Quiberon, Etel et Belle Ile, la gendarmerie maritime de Lorient, le sémaphore de Beg Melen, la police nationale, la mairie de Lorient et le Cross Etel,….

Cet exercice a pour but de rappeler que le  risque d’accident sur un navire à passagers n’est pas nul (incendie, collision, échouage, voie d’eau…) malgré toutes les mesures préventives de sécurité qui relèvent du capitaine, de l’équipage, de l’armateur, de l’administration des affaires maritimes. Les mesures préventives de sécurité sont particulièrement sévères pour les navires à passagers.

De tels exercices permettent de se préparer à des accidents qui peuvent impliquer des personnes qui ne sont pas des marins, qui n’ont pas le pied marin : des jeunes, des personnes âgées, à mobilité réduite, des bébés, des femmes enceintes, des étrangers,…

Il convient d’être extrêmement rapide et réactif pour que les secours soient efficaces quelles que soient les conditions météo et la configuration des lieux.

Ces secours reposent sur une chaîne opérationnelle maritime et une chaîne opérationnelle terrestre : le cœur de la difficulté réside dans la nécessaire continuité des opérations de secours entre la mer et la terre. De la continuité des opérations de secours dépend le succès des opérations d’évacuation et d’accueil à terre des naufragés, de leur médicalisation éventuelle et l’information des familles. Pour faire face à ce type de situations, lorsqu’elles se produisent, il n’y a qu’une seule chose à faire : s’entraîner et se préparer ensemble, tirer les leçons des exercices et des cas réels.

Lors de cet exercice, 3 points ont été principalement testés :

La mise en œuvre d’une équipe d’évaluation puis d’interventionpermettant de préciser dans les premières heures de l’accident le dispositif de secours et d’assistance à mettre en place. La capacité à élaborer une connaissance précise du sinistre, de son origine est capitale dans ce genre de circonstances

La coordination des différents vecteurs de secours et d’assistance par le CROSS, qui agit pour le compte et sous la direction du préfet maritime, essentielle au succès de l’opération de sauvetage ;

Les liaisons entre autorités maritimes et terrestres garantissant la fluidité du dispositif d’accueil des naufragés à terre, leur décompte et l’évaluation de leur état de santé et la préparation de leur évacuation éventuelle vers des hôpitaux.

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