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Douaran 2018 : exercice de sauvetage aéro-maritime
3 juil. 2018

La journée s’annonçait pourtant bien. Un saut en parachute au-dessus de Belle-Ile puis un autre au-dessus de l’Ile d’Yeu. Mais, pendant le transit entre ces deux îles, le petit avion monomoteur a commencé à perdre de l’altitude, encore et encore, jusqu’à disparaître des écrans radars du Centre de Coordination et de Contrôle Marine (CCMAR) de l’Atlantique.

La perte d’un aéronef en mer déclenche immédiatement un important dispositif de recherche et de sauvetage, le plan SAMAR (sauvetage aéro-maritime). C’est le thème de l’exercice « Douaran 2018 », organisé par la Préfecture maritime de l’Atlantique, le jeudi 21 juin au large des côtes bretonnes. C’est une véritable course contre la montre qui débute et une organisation spécifique qui se met en place.

Dans un premier temps, la haute autorité de défense aérienne, située à Lyon-Mont Verdun, transfère au Centre Opérationnel de la Marine (COM) de Brest la conduite des opérations de recherche. Retrouver l’avion et ses occupants, voilà la première difficulté, compte tenu de la taille de la zone probable d’accident qui représente plusieurs centaines de kilomètres carrés. Une deuxième apparaît lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

De nombreux moyens sont engagés : un avion de surveillance maritime Falcon 50 de la flottille 24F et un avion F406 des Douanes décollent tour à tour de Lann-Bihoué tandis que deux canots tous temps de la Société Nationale de Sauvetage en Mer appareillent pour rallier la zone. Dans ce genre d’intervention, la vue est le meilleur outil. Après une période de recherche minutieuse, l’œil rivé sur l’océan, les premiers débris et survivants sont relocalisés. La phase de sauvetage est déclenchée.

Pour cette deuxième phase, le CROSS Etel conduit les opérations. Le thème de l’exercice est plutôt inhabituel pour le CROSS qui gère plus souvent des secours maritimes, mais l’objectif reste de préserver la vie humaine. Les hélicoptères Caïman de la flottille 33F, Dauphin de la flottille 35F et EC-145 de la Sécurité civile sont à disposition pour treuiller les rescapés, la Société Nationale de Sauvetage en Mer se dirige sur place. Par mer belle, la manœuvre se déroule sans accros et les passagers de l’avion sont récupérés rapidement.

Ce type d’exercice, réalisé dans les conditions météorologiques réelles, a pour but d’entraîner tous les acteurs de la chaîne opérationnelle SAMAR, depuis les centres de coordination jusqu’aux sauveteurs. La circulation de l’information est primordiale et constitue un enjeu majeur de préparation : entraîner les différents acteurs du secours aéro-maritime à se coordonner. En effet, la rapidité d’intervention et la bonne coopération des différents acteurs sont primordiaux pour être toujours prêts en cas réels de disparitions d’avions en mer.

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