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Naufrage de l’Amoco Cadiz : 40 ans après.
Naufrage de l’Amoco Cadiz : 40 ans après.
16 mars 2018

Il y a 40 ans jour pour jour, le 16 mars 1978, le pétrolier battant pavillon libérien Amoco Cadiz, victime d’une avarie de barre au large d’Ouessant, faisait naufrage devant Portsall, dans le Finistère Nord, déversant 227 000 tonnes de pétrole brut sur plus de 350 km de côte bretonne et provoquant ainsi l’une des plus graves marées noires de l’Histoire maritime.

La France a su tirer les enseignements de cette catastrophe maritime : son dispositif de surveillance et de protection du littoral Atlantique a été revu en profondeur, ses moyens d’intervention développés et renforcés.

Le dispositif actuel de l’action de l’Etat en mer est un dispositif complet, efficient mais aussi évolutif. Il repose sur 3 piliers qui ont malheureusement fait défaut en 1978.

D’abord, une prise de décision unique par le préfet maritime, « l’homme des crises en mer », qui détient le pouvoir de coordination opérationnelle sur tous les moyens de l’Etat.

A cela s’ajoute la capacité de mutualiser tous les moyens civils et militaires des administrations intervenant en mer, avec un faible préavis, afin d’y faire cesser tout danger pour l’environnement ou la navigation.

Enfin, une gestion de crise au plus près, en local, par des primo-intervenants expérimentés de la mer, dans le cadre d’une véritable course contre la montre.

En effet, le temps est primordial dans la gestion d’une crise en mer, au sein de nos approches maritimes : venir en aide au navire en difficulté au plus tôt voire intervenir en mer pour lutter contre la pollution afin d’en limiter l’impact écologique

Enfin, le caractère évolutif de l’AEM est nécessaire tant les chantiers d’avenir sont nombreux : la numérisation de l’information maritime pour une surveillance encore plus efficace, le renforcement de la coordination européenne dans le domaine de la sécurité maritime, l’intégration de nouveaux moyens (drones aériens et de surface, arrivée des BSAH et des nouvelles vedettes de la SNSM) mais aussi l’extension de la surveillance maritime permanente au-delà des DST (dispositifs de séparation de trafic) avec l’apparition d’usagers de plus en plus nombreux (champs d’éoliens, aires marines protégées…).

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