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La gestion de l'interface terre-mer sous le signe de la concertation
16 févr. 2006

Pour la deuxième fois en 15 jours, le préfet maritime de l’atlantique s’est rendu le 09 février 2006 à La Rochelle pour participer au premier conseil d’administration du port autonome de La Rochelle et y exposer la politique française en matière d’accueil des navires en difficulté.

L’amiral Mérer a rappelé ses responsabilités en matière de sécurité maritime et de prévention de l’environnement dans un contexte où les risques maritimes s’accroissent à mesure que se développe le trafic dans le golfe de Gascogne.

Pour répondre au plus vite aux incidents ou avaries signalées par un navire dans les eaux sous juridiction française, un dispositif a donc été mis en place pour faciliter la prise de décision en identifiant les lieux disposant des structures susceptibles de remettre un navire en état de naviguer.

Port en eaux profondes, disposant d’importantes capacités de réparation et de manutention, La Rochelle fait partie de ces lieux sûrs qui, loin d’être sacrifiés à une éventuelle pollution, seront un des acteurs majeurs pour l’éviter.

En effet, si le préfet maritime décide de faire remorquer un navire vers un port capable de l’accueillir, ce choix sera le fruit d’une étroite collaboration avec les autorités terrestres et portuaires concernées, mais également le résultat de l’évaluation de la situation à bord conduite par une équipe d’experts : pilotes maritimes, personnels des centres de sécurité des navires et autres professionnels locaux capables de faire bénéficier les décideurs de leur expertise.

La présence du préfet maritime en Charente Maritime s’inscrit dans la nécessaire continuité entre les actions menées en mer et leur prolongement naturel à terre.

La gestion de l’action de l’État en mer s’est encore révélée au cours d’une réunion sur l’immersion des déblais de dragage organisée le même jour à la préfecture du département.

Soucieux de garantir le respect de l’ordre public et de l’environnement le préfet maritime et le préfet ont rappelé qu’une telle pratique devait se poursuivre à condition que des lieux d’immersion appropriés soient bien identifiés par l’ensemble des usagers concernés et que ces déblais n’aient pas d’impact nocif sur la qualité des eaux.

Il est apparu qu’au delà de ce nécessaire rapprochement entre usagers et exploitants de la mer, des solutions alternatives de traitement à terre des boues les plus impactées deviendraient de plus en plus nécessaires. D’ici là un renforcement des contrôles devra être assuré pour garantir le strict respect des normes et procédures de rejet.