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12 octobre 2016 - Exercice de sauvetage aéro-maritime "Douaran 2016"
12 oct. 2016

La disparition d’un avion des écrans de contrôle, c’est l’angoisse des contrôleurs aériens. Et pourtant, il faut faire vite, savoir réagir, donner l’alerte, définir une zone précise de recherches, envoyer des moyens… Des vies sont en jeu, le chrono est déclenché !

C’est dans ce contexte que la préfecture maritime de l’Atlantique a conduit Douaran 2016, un exercice de sauvetage aéro-maritime.

Une fois acquise la certitude de la disparition en mer de l’avion, la haute autorité de défense aérienne, située à Lyon Mont Verdun, informe et transmet au centre opérationnel de la  marine (COM) à Brest la conduite des opérations de recherches.

Le COM devient RSC (Rescue Secondary Center). Dans l’exercice, il délègue au CROSS CORSEN la responsabilité des recherches. Un avion tombé à la mer, c’est un peu inhabituel pour le CROSS CORSEN plus rodé aux secours maritimes, mais l’enjeu reste le même, préserver la vie en mer.

Pour le CROSS, la circulation de l’information est primordiale, sa fiabilité vitale. De Lyon à la pointe bretonne c’est l’un des enjeux de l’exercice : entrainer les différents acteurs du secours aéromaritime à se coordonner.

 Les moyens sont engagés, la zone de recherches est affinée, la cellule d’animation n’hésite pas à rajouter des données pour compliquer les opérations de recherches. On s’entraîne comme dans la réalité.

Le canot tous temps de la SNSM d’Erquy appareille et l’avion de surveillance maritime Falcon 50 décolle de Lorient Lann-Bihoué. Dans ce genre d’opérations, le pilote précise que la vue est le meilleur outil. C’est toujours très difficile de rechercher un homme à la mer dans l’immensité de l’océan, la météo sur zone est bonne, l’heure tourne et l’espérance de vie diminue.

Le Falcon 50 est un avion habitué aux recherches maritimes. La Flotille 24F est en alerte permanente,  365j/365, 24H/24 pour la métropole, mais aussi lors de déploiements SAR (Search and Rescue) comme à Dakar.

Après 3H30 de recherches, un « naufragé », matérialisé par un mannequin est relocalisé, c’est le début de la phase de sauvetage. L’hélicoptère d’alerte Caiman de la BAN Lanvéoc est engagé, le canot de la SNSM se dirige sur place et le Falcon 50 de la Marine nationale guide les moyens sur zone.

Pour clôturer cet exercice, le canot tous temps et l’hélicoptère procèdent à une séance d’entrainement au treuillage, symbole d’une  coopération permanente  entre acteurs du sauvetage en mer.

Entre la campagne de sécurité des loisirs nautiques et l’approche des tempêtes hivernales, les enseignements tirés de cet exercice serviront à tous les acteurs du sauvetage maritime, pour préserver autant que possible la vie en mer.

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