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Uniquement en cas d’urgence en mer, appelez le 196
10 mars 2021

Anticipant le retour des beaux jours et la reprise des activités nautiques qui en découle, la préfecture maritime de l’Atlantique tient à rappeler aux usagers de la mer l’importance d’emporter avec soi en toute circonstance un moyen de communication.

Le conserver à portée de main lors des sorties en mer permet en cas d’urgence, de contacter rapidement les secours, soit en composant le 196 sur son téléphone portable, soit via le canal 16 de sa radio VHF. Ce réflexe simple sauve chaque année des dizaines de vies.

Comme le 18 ou le 112 à terre, le 196 est un numéro d’urgence qui alerte les CROSS, géolocalise l’appelant et déclenche presque systématiquement l’envoi des secours. A ce titre, il est malvenu et répréhensible d’en faire un usage inapproprié. L’article 322-14 du Code pénal sanctionne d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000€ d’amende « le fait de communiquer ou divulguer une fausse information faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l’intervention inutile des secours ».

C’est l’expérience qu’a vécu à ses dépens un individu condamné le mardi 9 mars 2021 par le tribunal correctionnel de Quimper à 8 mois de prison ferme pour avoir, de manière délibérée, déclenché inutilement les secours et la mobilisation d’importants moyens de recherche dans la nuit du 5 au 6 juillet 2019 à proximité de la Pointe de la Torche (29).

La mise en œuvre inopportune des moyens de secours représente en effet des sommes importantes pour le contribuable. A titre d’illustration, le coût horaire d’un moyen nautique se chiffre en centaines d’euros alors que celui d’un hélicoptère se chiffre en milliers d’euros.

Le message à retenir est donc simple : « un seul numéro, le 196… mais uniquement en cas d’urgence en mer, à bon escient ! ».

Rappel des faits :

Entre le 5 et 6 juillet 2019, un homme se trouvant dans le secteur de Penmar’ch (29), à proximité de la pointe de la Torche, signale une disparition inquiétante en mer au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de Corsen.

Le CROSS Corsen déploie alors un important dispositif de recherche composé d’un hélicoptère Dragon de la Sécurité Civile, d’un canot tout-temps et d’un scooter des mers de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM), renforcé par des moyens à terre des pompiers et de la gendarmerie nationale.

Or, après plusieurs heures de recherches infructueuses, face à l’impossibilité de joindre le témoin et en l’absence de signalement de disparition inquiétante, les autorités concluent en définitive à un canular.