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Détection d’une irisation résiduelle en baie de Saint Brieuc.
16 juin 2021

Cet après-midi, lors d’un vol de contrôle en baie de Saint-Brieuc, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale a détecté une légère irisation de l’eau s’étendant sur une longueur de trois kilomètres et une largeur de cinquante mètres.

Cette irisation se trouvait alors à huit kilomètres du fond de la baie de Saint-Brieuc.

Le Bâtiment d’Expérimentation de Guerre des Mines (BEGM) Thetis, en patrouille dans le secteur, a immédiatement été détaché sur place par la préfecture maritime afin de préciser l’observation faite depuis les airs. Le commandant de la Thetis a confirmé la présence d’une légère irisation de l’eau et fait procéder à des prélèvements ; les échantillons seront confiés jeudi 17 matin à la gendarmerie maritime au titre de l’enquête judiciaire ouverte par le parquet de Brest suite au rejet accidentel d’huile hydraulique par le navire d’installation offshore Aeolus.

Aucun élément ne permettant à ce stade d’attester formellement que les deux pollutions soient liées, il reviendra aux enquêteurs de l’établir.

Les autorités maritimes et terrestres demeurent mobilisées et suivent avec la plus grande attention l’évolution de ces résidus d’irisation.

 

Rappel des faits :

Le lundi 14 juin 2021, à 06h30, le navire d'installation offshore Aeolus, appartenant à la société Van Oord, déclare une fuite d’huile de 100 litres au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de Corsen, référent national en matière de pollution maritime.

La pollution est détectée par le satellite Cleanseanet puis confirmée par un avion des Douanes à 14h20. Ce premier état des lieux établit alors une pollution par huiles synthétiques de 8.6 Nq (16 km) de long sur 1.8 Nq (3,3 km) de large. Du fait de l’état calme de la mer et de l’ensoleillement, et malgré la faible quantité de produit rejetée, cette irisation est particulièrement visible.

D’ampleur significative, la pollution justifie le déclenchement de plusieurs moyens aérien et maritimes. La préfecture maritime de l’Atlantique transmet par ailleurs rapidement les éléments observés au procureur de la République de Brest, à présent en charge du dossier.

Le mardi 15 juin en fin d’après-midi, les moyens maritimes et aérien dépêchés sur zone ne distinguent plus aucune pollution visible.

L’Aeolus réalisait depuis le début du mois de mai des travaux de forage en baie de Saint-Brieuc dans le cadre du projet de parc éolien porté par la société Ailes Marines. Les travaux ont été interrompus et l’Aeolus regagne son port d’attache pour vérifications et réparations.