
Mercredi 26 janvier 2011, s'est tenue à la Préfecture maritime de l'Atlantique à Brest une réunion sur les services médicaux urgents maritimes.
Au delà d'une simple réunion de travail qualifiée par le VAE de Saint Salvy, préfet maritime de l'Atlantique, de "dialogues et découvertes de pistes de travail", tous les partenaires, Agences régionales de santé (ARS), centres opérationnels régionaux de surveillance et de sauvetage (CROSS), services d'aide médicale urgente de coordination médicale maritime (SCMM), directions régionales du service de santé des armées (DRSSA), centre opérationnel de la marine nationale et préfecture maritime, de la façade Atlantique ont évoqué leurs différentes procédures d'intervention.
Sur les quelques 2770 opérations de sauvetage coordonnées par les CROSS de Corsen et d'Étel, 215 ont nécessité une aide médicale en mer dont 28% une évacuation médicale (EVAMED).
Particulièrement sollicitées du fait de leur situation géographique à la pointe du Finistère, les équipes de sauvetage de la base aéronavale (BAN) de Lanvéoc-Poulmic – flottilles d'hélicoptères 32F et 35F, service de santé des armées, SAMU 29, SMUR – sont le pôle d'excellence en matière d'intervention médicalisée en mer.
Au fil des missions, les équipes de secours ont été amenées à repenser les procédures et les lots de matériels embarqués. L'objectif est de gagner du poids pour aller plus loin et plus longtemps.
Le milieu marin dans lequel évoluent les équipes médicales est bruyant, périlleux et hostile (hélicoptère, bateau, houle, vagues, vent, odeurs, …). Une intervention sur deux se déroule de nuit, par gros temps et loin des côtes.
Une constatation s'impose : un entraînement régulier est indispensable pour que l'équipe de secours soit efficace et réduise ses risques en intervention.
La complémentarité des moyens de l'armée de l'air, de la gendarmerie, de la marine nationale, des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), des services d'aide médicale urgente (SAMU), des SMUR, mais aussi ceux de la société nationale de sauvetage en Mer (SNSM) permet aux CROSS d'adapter au mieux les moyens en fonction des missions.
Il reste cependant des points à améliorer. Parmi eux, la communication médicale avant le décollage. De l'alerte donnée, des précisions recueillies par le médecin régulateur dépend le choix des lots de matériels et des personnels embarqués. Ces choix conditionnent la durée de la mission, et par conséquent sa bonne réalisation.
Sous l'autorité du préfet maritime, ce sont tous les services de l'Etat qui œuvrent pour que l'ensemble des acteurs de la vie maritime puisse exercer leurs professions ou leurs loisirs en toute sécurité.
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