Brest, le 17 janvier 2007
Les travaux conduits depuis le début de l'année se poursuivent à un rythme soutenu.
Il ne reste plus que 85 conteneurs à bord dont les 60 conteneurs du pont 2 qui, ne pouvant être déchargés seront vidés de leur contenu de cacao. Le retrait du bois se poursuit également de façon régulière.
Une citerne a été remplie de 19 m3 de produits pollués pompés à bord. Une deuxième citerne de 24 m3 est mise en place. Une ouverture a été découpée plage arrière pour améliorer la ventilation et permettre de sortir les conteneurs.
La coque continue à travailler mais le processus de déformation semble s'être ralenti. Des pliures sont apparues sur son flanc bâbord sans occasionner de déchirure.
Toutefois l'apparition de brèches susceptibles de laisser échapper à la mer des éléments de cargaison reste possible.
Une réunion s'est donc déroulée le 10 janvier à la préfecture maritime de l'Atlantique pour adopter les mesures complémentaires du plan de prévention des pollutions proposées par les sociétés SMIT et LAI.
Six nouvelles mesures ont été entérinées par le préfet maritime.
- Mise en place de filets sur tribord et bâbord, formant une poche de rétention des débris et pièces de bois susceptibles de tomber du navire en cas de rupture.
- Affrètement d'un chalutier équipé d'un mini chalut de récupération Thomsea Vendée Junior,
- Mise en place en permanence de 100 mètres de barrages absorbants sur bâbord,
- Mise à disposition par la marine nationale de 3 chaluts Seynip et 6 culs de chaluts permettant en cas de déversement plus important de récupérer le bois et les débris en mer,
- Recherche d'un accord préalable avec les pêcheurs locaux pour pouvoir bénéficier de leur concours si nécessaire,
- Enfin, un dispositif d'absorbants Pom-Pom sera disposé au pont 2 pour y piéger des résidus d'hydrocarbures.
Cinq sociétés de sauvetage de réputation internationale ont été sollicitées pour proposer un plan de traitement de la coque avant le 07 février.
L'appel d'offre exige que ces plans présentent des solutions adaptées pour le retrait de la cargaison, le retrait du navire, sa remise en un lieu déterminé et des mesures pertinentes de protection de l'environnement pour toute la durée de l'opération.
Un contractant devrait donc être désigné à compter de la mi-février avec un plan approuvé par l'autorité maritime pour commencer ce processus.
La mobilisation des moyens industriels appropriés sera ensuite organisée afin d'entamer des opérations lourdes au plus tôt.
Les experts estiment qu'elles devraient s'étendre au-delà de la période estivale.
Une conférence de presse conjointe de la préfecture de Charente-maritime et de la préfecture maritime a eu lieu à a Rochelle le jeudi 11 janvier à 12h30.

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