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Communiqué de presse

Pollution dans l'estuaire de la Loire

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Brest, le 04 janvier 2006

Le 4 janvier 2006, à 20h30, le méthanier Sigmagas, battant pavillon Antigua et Barbuda, victime d'une avarie de barre alors qu'il quittait le terminal pétrolier de Donges du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire (PASAN), est entré en collision avec le méthanier Happy Bride, navire battant pavillon de l'Ile de Man.

Les deux navires ont aussitôt été mis à quai.
Une brèche a été détectée sur l'une des cuves du Happy Bride, contenant 60 m3 de fuel lourd de propulsion.
Selon les informations de la cellule de crise mise en place par le PASAN, environ 30 m3 de ce fuel se seraient déversés dans la Loire. Le PASAN, aidé par des experts de Total, a mis en place des barrages flottants et a procédé au pompage du fuel.

Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2006, le préfet maritime de l'Atlantique a fait appareiller le Bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Alcyon.
Parallèlement, le directeur de la cellule d'études pratiques et de lutte anti-pollution (CEPPOL) ainsi que deux experts du centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) se sont rendus à Saint-Nazaire.

Le 5 janvier 2006, un vol de reconnaissance des douanes a été effectué au moment où l'Alcyon arrivait au niveau de l'estuaire de la Loire. Des traces d'hydrocarbure et des micro boulettes ont été repérées. Cependant, compte tenu de leur texture et de leur faible densité, ces premières traces n'ont pas pu être pompées par l'Alcyon.

En fin de journée, la cuve du Happy Bride ne déversait plus d'hydrocarbure et les barrages flottants, déployés autour du navire, ont permis de contenir la pollution.

Au cours de la matinée du 6 janvier 2006, un second vol de reconnaissance par un avion des douanes a permis de repérer quelques traces de pollution constituées d'irisation et de micro boulettes dans les secteurs de la pointe de Chemoulin et de la pointe de l'Aiguillon. L'Alcyon a successivement investigué ces deux secteurs, mais comme constaté la veille, la désagrégation du fuel parvenu en mer, n'en permettait pas le pompage.

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