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Communiqué de presse

Prestige point de situation n°154

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Brest, le 12 janvier 2004

Prestige point de situation n°154

POLLUTION DU LITTORAL


Le dimanche 11 janvier, des arrivées d'hydrocarbures, constituées de boulettes de 1 à 8 centimètres de diamètre, ont été signalées en Vendée entre Talmont Saint-Hilaire et Noirmoutier. La plage de Sauveterre (commune d'Olonne sur mer) a été particulièrement concernée par ces arrivages. Des signalements de pollution de faible ampleur ont également été réalisés dans le département de Charente maritime, notamment sur le littoral de la commune de Saint-Martin de Ré.

Dans l'après-midi de cette journée, une reconnaissance aérienne a été effectuée par l'hélicoptère Dauphin de la marine nationale basé à La Rochelle. Cet aéronef a survolé la bande littorale comprise entre Saint-Gilles Croix de Vie et les Sables d'Olonne sur une profondeur de 11 kilomètres, sans détecter de traces d'hydrocarbures.

Aujourd'hui, les arrivages se sont poursuivis. Les plages de Brétignolles sur mer, Saint-Gilles Croix de Vie et Saint-Hilaire de Riez en Vendée ont été fortement polluées par des boulettes de 3 à 6 centimètres. Par ailleurs, les plages de Sainte Marie de Ré, le Bois plage en Ré, Saint-Pierre d'Oléron, Saint-Trojean et Marennes en Charente maritime ont également été touchées.

Ce jour, un avion FALCON 50 de la marine nationale a également effectué une mission dédiée de surveillance antipollution dans la zone maritime comprise entre la pointe de l'Herbaudière (Noirmoutier) et le phare des Barges (les Sables d'Olonne). Cette reconnaissance n'a donné lieu à aucune observation de pollution, cependant les conditions météorologiques sur zone étaient particulièrement défavorables (mer 3 à 7 avec des creux de 6 à 9 mètres, vent de 65 kilomètres/heure, visibilité inférieure à 1 kilomètre).

Des prélèvements judiciaires ont été effectués par la gendarmerie maritime sur les plages touchées par les arrivages. Ces derniers seront acheminés vers le laboratoire de la marine de Brest (LASEM). Un délai de quarante huit heures sera nécessaire aux chimistes pour tenter d'en déterminer l'origine.

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