Brest, le 05 janvier 2003
POINT DE SITUATION N°51 SUR L'ACTION DES MOYENS EUROPEENS EN ZONE FRANCAISE CONTRE LA POLLUTION PROVOQUEE PAR LE PETROLIER PRESTIGE
FAIT DU JOUR
La surveillance aérienne intensive et les observations nautiques réalisées ce jour sur une large zone côtière dans des conditions météorologiques peu favorables ont permis de confirmer une stabilisation des pollutions visibles situées le plus près des côtes, en face de la Vendée et de la Charente-Maritime ainsi que la poursuite de la fragmentation des taches de pollutions au large de l'Aquitaine.
L'état de la mer ce jour a interdit la mise en œuvre des systèmes de ramassage de pollution par les navires sur zone.
SITUATION ET DERIVE DES ELEMENTS POLLUANTS
Les observations dans la première zone de pollution, à proximité des côtes et des îles de Vendée et de Charente Maritime, confirment la présence d'une vingtaine de taches de quelques mètres de diamètre dont les plus proches des terres sont situées à 15 Km au sud et sud-ouest de l'Ile d'Yeu. Dans la seconde zone, à 180 km à l'ouest de l'estuaire de la Gironde, les taches sont de plus en plus dispersées. Les autres observations sur toute la zone côtière ont fournis très peu d'éléments utiles, en raison des mauvaises conditions météorologiques.
La carte de situation et de prévision de dérive élaborée par le comité d'experts (CEDRE, METEO-France, IFREMER et SHOM), à partir des observations des moyens déployés au profit des autorités françaises est jointe au présent communiqué. Elle confirme une prévision de dérive des éléments polluants qui se réoriente provisoirement vers le large. Cette orientation pourrait favoriser un travail de récupération en mer quand l'état de celle-ci le permettra.
ACTIVITES MARITIMES DE SURVEILLANCE ET DE DEPOLLUTION
Aucune amélioration des conditions météorologiques n'ayant eu lieu depuis samedi, les chalutiers déployés au large de l'Ile de Ré en deux groupes n'ont pu commencer le travail de récupération.
Les mêmes contraintes ont empêché la mise en œuvre des équipements antipollution par le troisième groupe composé par les bâtiments spécialisés européens accompagnés par trois chalutiers espagnols et le bâtiment océanographique D'ENTRECASTEAUX. Ce groupe a patrouillé à 180 km au large de l'embouchure de la Gironde et procédé à des localisation de taches de pollutions.
ACTIVITES DE SURVEILLANCE AERIENNE
Sept vols d'observation aérienne ont été effectués ce jour dans les zones figurant sur la carte jointe par les aéronefs suivants :
- deux avions spécialisés ; un norvégien (Merlin Fairchild IIIB du Norwegian pollution Control Authority) et un anglais (Cessna 406 du Maritime Coastal Authority),
- deux avions non spécialisés ; un espagnol (Aviocar T12 de l'armée de l'Air) et un français (Falcon 50 de la Marine nationale),
- deux hélicoptères (Super Frelon et Dauphin) de la Marine nationale.

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